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INTRODUCTION
I. L’AFFIRMATION DES TOTALITARISMES ET LA GUERRE -QUESTION OBLIGATOIRE
A. LES RÉGIMES TOTALITAIRES NAZI ET STALINIEN ET LA MARCHE À LA GUERRE
1. À l’origine de ces régimes, des situations de crise
2. Nazisme et stalinisme : des caractéristiques communes, des différences fondamentales
3. La marche à la guerre
B. LA SECONDE GUERRE MONDIALE
1. Grandes étapes et théâtres d’opération
2. Crimes de guerre, crimes de masse et génocides
3. La France dans la guerre
II. LA GUERRE D’ANÉANTISSEMENT À L’EST ET LE GÉNOCIDE DES JUIFS -SUJET D’ÉTUDE
CONCLUSION

 

Manuel p.14-57

Introduction

Repères p.16-17, cartes p.18-19- Après la Première Guerre mondiale, la montée des totalitarismes (fascisme, nazisme, stalinisme) déstabilise les démocraties et précipite l’humanité dans la Seconde Guerre mondiale.

En quoi les régimes totalitaires, nés d’une première guerre totale, ont-ils conduit à la Seconde Guerre mondiale ? Quelles en sont les caractéristiques et les conséquences ?

I. L’affirmation des totalitarismes et la guerre -Question obligatoire

A.    Les régimes totalitaires nazi et stalinien et la marche à la guerre

Dossier 1 p.20-21 + Cours p.28

1.     À l’origine de ces régimes, des situations de crise

En Russie (URSS à partir de 1923), la révolution d’Octobre 1917 a porté au pouvoir le PCUS[1] et son leader Lénine. Après sa mort (1924), Staline s’empare progressivement de tous les leviers du pouvoir et impose un régime totalitaire.

Fondé en Allemagne au lendemain de la Première Guerre mondiale par des nationalistes rejetant la défaite et ses conséquences[2], le NSDAP[3], parti d’extrême-droite antisémite, xénophobe, anticommuniste et antidémocratique dirigé par Adolf Hitler, parvient au pouvoir en 1933 à la faveur d’une crise économique[4] et politique[5]. En quelques mois, Hitler remplace le régime démocratique de la République de Weimar par un régime totalitaire.

2.     Nazisme et stalinisme : des caractéristiques communes, des différences fondamentales

Les régimes dits totalitaires[6] présentent des caractéristiques communes : un État-parti dirigé par un leader charismatique qui encadre la société par la propagande et la terreur pour la rendre conforme au projet idéologique : Cf. carte mentale + Exercice 1. Caractériser les totalitarismes nazi et stalinien. Ils présentent néanmoins des différences fondamentales dans leurs fondements idéologiques et leurs projets de société respectifs.

3.     La marche à la guerre

Exercice 2. Expansionnisme nazi et marche à la guerre- Le projet idéologique nazi est expansionniste et raciste, c’est-à-dire qu’il a pour but de réaliser des conquêtes territoriales, au centre et à l’Est de l’Europe, pour fournir à la « race aryenne » son « espace vital », au détriment des populations jugées inférieures (slaves, juifs…). D’où :

  • Les premières violations du Traité de Versailles (1935)
  • L’Anschluss et l’annexion des Sudètes (1938), accompagnés d’un discours pangermaniste
  • L’annexion de la Tchécoslovaquie et le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale par l’agression de la Pologne à la faveur du pacte germano-soviétique (1939).

B.    La Seconde Guerre mondiale

Dossier 2 p.22-23. La guerre la plus violente de l’histoire (1939-1945) + Cours p.28

1.     Grandes étapes et théâtres d’opération

Exercice 3. La Seconde Guerre mondiale : repères spatio-temporels- On distingue généralement trois étapes : les victoires de l’Axe, un coup d’arrêt, la victoire des alliés :

  • Entre le 1er septembre 1939 et 1942, les forces de l’Axe parviennent à conquérir une grande partie de l’Europe (centre, Nord, Ouest), et attaquent l’URSS (à l’Est), objectif principal d’Hitler[7]. Dans l’Océan Pacifique, le Japon étend ses possessions et attaque Pearl Harbor, entraînant les États-Unis dans la guerre.
  • Entre 1942 et 1943, les batailles décisives de Stalingrad (Union soviétique) et de Midway (océan Pacifique) marquent la fin de la progression des forces de l’Axe.
  • Entre 1944 et 1945, attaqué simultanément par les anglo-américains (principalement) à l’Ouest et par les Soviétiques à l’Est, le Reich capitule (8 mai 1945). Après la progression américaine dans le Pacifique et le bombardement atomique de Hiroshima et Nagasaki, le Japon capitule (2 septembre 1945).

2.     Crimes de guerre, crimes de masse et génocides

Alors que la Première Guerre mondiale[8] est un choc entre nationalismes, largement caractérisé par la guerre de positions sur son front ouest-européen, la Seconde Guerre mondiale est davantage :

  • un affrontement idéologique opposant les fascismes et leurs alliés aux démocraties et leurs alliés,
  • se déroulant sur de vastes théâtres d’opérations comme l’Europe, l’Afrique du Nord ou l’océan Pacifique,
  • sous la forme dominante de guerre de mouvement.

Exercice 4. La guerre la plus violente de l’Histoire- La Seconde Guerre mondiale revêt la forme la plus extrême de la guerre totale, c’est-à-dire la guerre d’anéantissement, comme en témoignent :

  • l’anéantissement physique et moral recherché sur le front germano-soviétique (ou dans la conquête japonaise de la Chine),
  • l’entreprise nazie d’extermination des Juifs et des Tziganes -Génocide : notion p.23 et les crimes de masse perpétrés dans les camps de la mort[9],
  • ainsi que l’anéantissement militaire et politique voulu par les alliés dans les défaites allemandes et japonaises.

3.     La France dans la guerre

Dossier 3 p.24-25. La France dans la guerre (1940-1944)

L'effondrement militaire a des conséquences politiques. Le gouvernement, qui s’est replié à Bordeaux, doit choisir entre la poursuite du combat et la capitulation. Le débat est tranché le 16 juin quand le maréchal Pétain est nommé à sa tête, et sollicite un armistice (signé le 22 juin), avant de se faire accorder les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. C’est la mort de la IIIe République et le début de la collaboration avec les autorités allemandes.

On distingue plusieurs types de collaboration :

  • La collaboration économique consiste pour des chefs d'entreprise à accepter de travailler pour l'effort de guerre allemand[10].
  • La collaboration idéologique est le fait de petits groupes minoritaires d’admirateurs du fascisme et du nazisme, qui rêvent de créer en France un régime appuyé sur un parti unique et développant des pratiques totalitaires comme en Italie ou en Allemagne[11].
  • La collaboration d'État, pratiquée par le gouvernement de Vichy (le maréchal Pétain, mais aussi Pierre Laval ou l’amiral Darlan, par exemple), qui estime la victoire allemande inévitable et même souhaitable. D’où la complicité dans le pillage économique du pays au profit de l’Allemagne, dans la mise en œuvre du travail volontaire puis du STO[12], et surtout la livraison zélée aux nazis des Juifs étrangers réfugiés en France.

La Résistance naît du regroupement des Français qui rejettent l'armistice et la collaboration. On distingue :

  • La France libre, un mouvement de résistance politique et militaire fondé à Londres par le Général de Gaulle à la suite de l’appel du 18 juin
  • La Résistance intérieure, formée de groupes minoritaires et dispersés à partir de l’été 1940, puis de plus en plus puissants et structurés au fil du conflit

Unifiée sous la direction du général de Gaulle dans le cadre du CNR[13] à partir de 1943, la Résistance contribue à la libération de la France.

II. La Guerre d’anéantissement à l’Est et le génocide des Juifs
(Sujet d’étude)

Nous avons vu que le 22 juin 1941, l’Allemagne nazie s’est lancée à la conquête de l’URSS, en violation du pacte de non-agression signé en août 1939. Ce conflit à l’Est prend la forme d’une guerre d’anéantissement contre les ennemis absolus des nazis : les Juifs et les communistes. Le génocide des Juifs commence par leur regroupement dans des ghettos. Les Einsatzgruppen suivent l’armée d’invasion et les massacrent. La décision de mettre en place la « mort industrielle » et de créer des centres de mise à mort est prise lors de la conférence de Wannsee en janvier 1942 : c’est « la solution finale du problème juif », qui fait 6 millions de victimes.

Exercice 1.5. Oral

Conclusion

Dossier 4 p.26-27. Vers un nouvel ordre international

Les bases d’un nouvel ordre international (création de l’ONU, procès de Nuremberg et de Tokyo).

Le bilan humain de la Seconde Guerre mondiale est si lourd et les violences infligées si effroyables que pour la première fois, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité vont faire l’objet de procès internationaux, à Nuremberg et à Tokyo.

La création de l’ONU répond à la même logique : après un tel conflit, il faut refonder les relations internationales et mettre au point un système de sécurité collective, à laquelle chaque État membre contribue.


[1] PCUS : parti communiste d’Union soviétique.

[2] Cf. le rejet du Diktat de Versailles.

[3] Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, c’est-à-dire : Parti national-socialiste des travailleurs allemands.

[4] Le Krach boursier survenu aux États-Unis le 24 octobre 1929 a de lourdes conséquences économiques dans tout le monde capitaliste, et particulièrement en Allemagne, où l’économie entre en récession et le chômage explose.

[5] Par son discours haineux et simpliste, le NSDAP rallie de nombreux mécontents et devient le premier parti allemand, sans toutefois obtenir la majorité absolue aux élections. Mais avec le soutien des milieux d’affaires convaincus qu’il est le seul à pouvoir les protéger d’une révolution communiste, Adolf Hitler parvient à se faire nommer chancelier (chef du gouvernement) le 30 janvier 1933 par le président de la République, Paul Von Hindenburg.

[6] À l’origine, le concept de totalitarisme a été inventé par les fascistes italiens pour désigner la dictature de Benito Mussolini. Après la Seconde Guerre mondiale, pour la philosophe Hannah Arendt et le politiste Carl Joachim Friedrich, il désigne également le nazisme et le stalinisme. Ce concept est aujourd’hui utilisé avec précaution par les historiens, qui soulignent les spécificités de chaque régime ainsi que l’existence de résistances de la part des sociétés concernées.

[7] Rappel : expansionnisme, racisme, antisémitisme.

[8] NB. La Première Guerre mondiale a été étudiée en classe de première.

[9] Camps de concentration, camps d’extermination (ou centres de mise à mort).

[10] Cf. le constructeur automobile Renault, dont les usines seront nationalisées à la Libération à titre de sanction.

[11] Certains iront jusqu’à combattre aux côtés des nazis dans la « croisade conte le bolchevisme » : c’est le cas de la Légion des volontaires français (LVF), ou encore de la division Charlemagne, qui comptèrent près de 14 000 hommes.

[12] STO : Le Service du travail obligatoire (STO) fut, durant l'occupation de la France par l’Allemagne nazie, la réquisition et le transfert vers l'Allemagne de centaines de milliers de travailleurs français contre leur gré, afin de participer à l'effort de guerre allemand que les revers militaires contraignaient à être sans cesse grandissant (usines, agriculture, chemins de fer, etc.).

[13] CNR : Le Conseil national de la Résistance (CNR), constitué le 27 mai 1943, est l'organisme qui dirige et coordonne les différents mouvements de la Résistance intérieure française pendant la Seconde Guerre mondiale, toutes tendances politiques comprises.

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